Auteur : emi

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Je suis japonaise et vis en France. J'ai créé ce blog pour partager mes recettes de cuisine japonaise avec des produits qu'on trouve facilement autour de chez soi. Amusez-vous bien !

8 févr. 2020

Oshiruko (soupe de haricot azuki avec des mochis)

« Oshiruko » désigne une soupe sucrée faite avec des haricots azuki et des petites boulettes de riz gluant « Mochi ». Ce plat est assez consistant. Il est servi en goûter plutôt qu’en dessert. Les mochi peuvent être grillés avant d’être mis dans la soupe. La soupe est préparée de la même manière que la pâte d’haricots azuki (Tsubu-An) mais la texture reste liquide. On peut régler l’épaisseur et la texture de la pâte en changeant sa durée de cuisson.

Au Japon, cette soupe est également consommée comme une boisson sans ajouter de mochi. Elle est présentée sous forme de canette vendue dans les distributeurs de boissons. On peut la consommer telle qu’elle ou bien la faire chauffer. Mon père aimait beaucoup cette boisson sucrée en canette.

Lors de ma dernière année de collège, je prenais des cours de préparation aux examens pour entrer au lycée : 2 heures de cours 3 fois par semaine le soir dans une école privée. On avait baptisé ma génération « le second baby-boom ». Le nombre des naissances s’élevait à plus de 2 millions d’enfants par an. La vie des élèves était très compétitive. Il fallait faire plus d’efforts que les autres pour obtenir l’avenir souhaité. Personnellement, je ne me rendais pas bien compte de la situation à l’époque. J’aimais apprendre dans ces cours avec des professeurs plus dynamiques que ceux de mon collège et j’appréciais de faire des progrès.
Les cours finissaient vers 21 heures. Mon père m’attendait à la sortie de l’école dans la voiture en buvant la boisson de haricots azuki.
« Encore l’Oshiruko ?! » ; je lui disais cela à chaque fois que je montais dans la voiture. Il confirmait en penchant la tête et tournait le moteur de la voiture.

J’ai réussi aux examens, je pouvais entrer dans le lycée que je souhaitais. Mais je me demande seulement maintenant si j'avais remercié à mon pere de son service.

Pour 4 personnes
200 g d’azuki
170 g de sucre
1,5 l d’eau douce
(A) 100 g de farine de riz
(A) 100 g de tofu soyeux
(A) 1 c. à s. de miel

Préparez la soupe d’azuki. Rincez les azuki. Dans une casserole, mettez les azuki et versez 500 ml d’eau (Photo 1). Placez-la sur feu vif. Lorsque l’eau bout, retirez la casserole du feu et égouttez les azuki (Photo 2).


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Remettez les azuki dans la casserole et versez 1 litre d’eau. Placez-la sur feu vif jusqu’à ébullition, puis réduisez le feu. Mettez le couvercle en coinçant une cuillère de manière à ce que la vapeur puisse s’évacuer (Photo 3). Faites cuire pendant 45 minutes à feu doux jusqu’à ce que les azuki soient cuits.

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Egouttez les azuki en gardant l’eau de cuisson (Photo 4) et remettez-les dans la casserole. Ajoutez le sucre (Photo 5), puis faites cuire à feu vif pendant 3 minutes en remuant très soigneusement (Photo 6). Versez l’eau de cuisson et faites cuire pendant 5 minutes (Photo 7).


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Préparez les boulettes de mochi. Dans un saladier, mettez les ingrédients (A) et pétrissez la pâte jusqu’à obtention d’une boule lisse (Photo 9). Enveloppez-la avec un film étirable pour qu’elle ne soit pas déshydratée et laissez reposer pendant 10 minutes (Photo 10). Divisez la pâte en 20 et roulez les morceaux en forme de boule plate (Photo 11).
Dans une casserole, faites cuire l’eau jusqu’à ébullition. Lorsque l’eau bout, faites cuire les boulettes pendant 10 minutes à feu moyen. Egouttez-les dans un saladier avec de l’eau froide (Photo 12). Laissez-les refroidir et égouttez-les.


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Mettez les boulettes dans la soupe d’azuki et réchauffez-les (Photo 13). Servez chaud dans des bols individuels.

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26 janv. 2020

« MA CUISINE BIO JAPONAISE »

























J’ai le plaisir de vous présenter mon livre « MA CUISINE BIO JAPONAISE » qui va prochainement être publié aux éditions Akinomé !

Le thème de ce livre est la cuisine japonaise quotidienne à base d’algues à la fois biologiques, bonnes et saines ! J’ai travaillé sur ce projet depuis le printemps dernier. Au début, j’ai eu le vertige face à l’ampleur de ce projet. Mais peu de temps après son lancement, mon anxiété s’est transformée en plaisir et je me suis amusée de me mettre ainsi au défi. Je suis contente du résultat de mon travail et j’espère que ce livre plaira à beaucoup de gens.

Il reste encore quelques dernières touches à faire. La publication est prévue pour le 10 Avril 2020.
Vous pouvez désormais suivre les informations sur la page des éditions Akinomé ci-dessous.

À cette occasion, j’aimerais vous remercier de suivre mon blog. J’apprécie tous vos messages d’encouragements.

À bientôt pour la prochaine recette sur Cuisine BIO-Japonaise !

12 janv. 2020

Touzazuké de Hakusai ( chou chinois macéré dans le sel)























« Hakusai » signifie « choux chinois » ; littéralement « feuille blanche ». « Touzazuké » désigne une technique de macération des aliments dans du sel afin de les conserver durant une courte période de 1 à 2 semaines. Au Japon, de petites portions de légumes macérés sont souvent servies lors des repas. Elles font office de rafraichissement avec leur goût salé et leur texture croquante. Il y a différentes techniques de macération utilisées avec du sel, du son de riz ou du miso. Par exemple, on adapte le taux de sel selon la durée de conservation voulue.

Chaque hiver, ma mère préparait ce « Touzazuké de Hakusai ». Elle le conservait à l’extérieur, sur la terrasse derrière la cuisine. Juste avant le repas, elle sortait sur la terrasse avec un bol et revenait avec une portion de choux chinois. Quand elle ouvrait la porte coulissante de la cuisine, un petit courant d’air froid entrait dans la salle à manger. C’était le signe que le repas commençait.


1/2 chou chinois (soit environ 500 g)
25 g de sel (soit 5 % du poids du chou chinois)
1 g de kombu
1 piment rouge séché
Un poids de 500 g (un récipient, un bloc de sel, etc.)

Incisez la base du chou avec un couteau (Photo 1), puis coupez-le en 4 avec les mains (Photo 2).

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Enlevez les parties dures avec le couteau (Photo 3). Laissez sécher les morceaux de choux au soleil pendant une demi-journée (Photo 4).


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le piment en 2 et enlevez les grains (Photo 5). Dans un récipient stérilisé, versez une couche de sel (Photo 6).

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Placez les morceaux de choux un par un en parsemant du sel par-dessus. Posez les kombus et les piments (Photo 7). Couvrez les morceaux de choux avec un film étirable, puis posez un poids de 500 g de manière à ce que toute la surface des choux soit pressée par le poids (Photo 8). Laissez-les macérer pendant 8 à 10 jours dans un endroit frais.

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Après 8 à 10 jours, les morceaux de choux commencent à tremper dans leur jus et ils sont prêts à être servis (Photo 9). Dans un saladier, laissez tremper les morceaux de choux dans l’eau pendant 5 minutes (Photo 10). Egouttez-les avec les mains (Photo 11). Découpez-les (Photo 12).


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15 déc. 2019

Nikuman (brioche au porc)























« Nikuman » signifie brioche à la viande cuite à la vapeur. C’est un plat originaire de Chine.
Les japonais aiment beaucoup les nikuman. Les « vrais » nikuman chinois peuvent se trouver dans les quartiers chinois mais les nikuman les plus populaires sont ceux vendus dans les épiceries « convenience store ». Dans les convenience stores, la vente se fait uniquement pendant l’hiver. Ils sont déjà préparés et disposés dans une vitrine chauffée à côté de la caisse. On les achète à l’unité et on les consomme tout de suite, parfois en marchant dans la rue. Quand la farce apparait, de la vapeur s’échappe de l’intérieur. Cela nous réchauffe à la fois visuellement et physiquement.
Quand on les prépare chez soi, cela prend un peu plus de temps bien sûr, mais l’avantage est qu’on peut essayer différents ingrédients pour la farce. Vous pouvez remplacer la viande de porc par de la viande de volaille ou bien par des légumes. Il existe, par exemple, des brioches sucrées aux azukis ou au potimarron. Il faut un peu d’expérience pour les former joliment, mais le plus important est que la farce soit complètement enveloppée par la pâte.
Ces 8 brioches peuvent être partagées par 4 personnes, sauf avec moi qui suis très gourmande et qui en prends 4 toute seule sans difficulté….


Pour 8 brioches / Temps de préparation : 1h15
Pâte
(A) 200 g de farine de blé
(A) 1 c. à c. de levure à pâtisserie
(A) 1 c. à c. de levure à boulangerie
(A) 1 c. à s. de sucre
(A) 1 pince de sel
(B) 100 ml d’eau tiède
(B) 1/2 c. à s. d’huile de sésame
Farce
15 g de porc
1 shiitake ou champignon de paris brun (soit 20 g environ)
20 g de poireau
5 g de gingembre
(C) 1 c. à s. de chapelure de pain
(C) 1/2 c. à s. de fécule de pomme de terre
(C) 1 c. à s. de sauce soja
(C) 1 c. à c. de sucre
(C) 1/2 c. à s. d’huile de sésame

Préparez la pâte. Dans un saladier, mettez les ingrédients (A) et mélangez. Versez petit-à-petit l’eau tiède et l’huile de sésame en mélangeant (Photo 1). Pétrissez à la main jusqu’à obtention d’une pâte lisse (Photo 2). Couvrez le saladier avec la pâte et laissez-la lever pendant 30 minutes.

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Préparez la farce. Hachez la viande de porc à l’aide d’un robot de cuisine, sinon émincez-la au couteau. Emincez le shiitake, le poireau et le gingembre en dés de 5mm. Mettez-les dans un bol et ajoutez les ingrédients (C) (Photo 3). Mélangez le tout à la main (Photo 4) et laissez reposer dans un réfrigérateur pendant 15 minutes.

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Préparez la casserole pour la cuisson. Huilez la surface du panier et posez des papiers de cuisson en laissant des trous pour que la vapeur puisse circuler (Photo 5). Couvrez le couvercle avec un torchon pour absorber l’humidité et faire en sorte que la vapeur ne retombe pas sur les brioches (Photo 6).

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Divisez la pâte et la farce en 8. Etaler une portion de pâte en rondelle, posez une portion de farce au milieu (Photo 7). Pliez le tour de la pâte (Photo 8), puis enveloppez complètement la farce (Photo 9). Posez-les sur le panier (Photo 10) et faites cuire à la vapeur pendant 10 minutes à feu moyen.
Servez-les chaudes.

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3 déc. 2019

Okara cake au cacao






















« Okara cake au cacao » est un gâteau sans gluten, sans matières grasses ajoutées et peu sucré. J’ai inventé cette recette pour mon père qui est diabétique et qui doit par conséquent observer un régime alimentaire assez strict. Il m’arrive aussi de prendre ce gâteau pour mon petit déjeuner car il est très nutritif.
L’« Okara » ou pulpe de soja est une pulpe constituée de résidus de fabrication du lait de soja et du tofu. Cette pulpe est constituée à 100% de soja ce qui en fait un ingrédient riche en protéines et en fibres alimentaires. Depuis quelques mois j’en ai trouvé dans le magasin BIO près de chez moi au rayon tofu. Je l’utilise régulièrement pour les plats aussi bien salés que sucrés. Il se présente sous forme humide mais il n’est pas besoin de l’égoutter. Il est facile à ajouter dans les préparations habituelles : gâteaux, boulettes de viande, etc.   
Mélangez l’Okara avec de la poudre de cacao en écrasant bien les morceaux avant de mélanger le tout avec des œufs pour obtenir une pâte homogène.

Pour 8 parts / Temps de préparation : 45 minutes
250 g d’Okara
40 g de poudre de cacao
1 c. à c. de bicarbonate de soude alimentaire
3 œufs
50 ml de lait
2 c. à s. de miel
100 g de raisin sec

Préchauffez le four à 180 °C. Préparez un moule à gâteau pour la cuisson ; beurrez ou mettez du papier de cuisson si nécessaire.
Dans un bol, mélangez bien l’Okara et la poudre de cacao à l’aide d’une spatule. Ajoutez le bicarbonate de soude et mélangez le tout.

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Dans un saladier, battez les œufs et ajoutez le lait et le miel. Versez le mélange d’Okara, puis mélangez le tout jusqu’à ce que ce soit homogène. Ajoutez les raisins secs.

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Versez la préparation dans le moule et faites cuire au four pendant 30 minutes à 180 °C.