Auteur : emi

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Je suis japonaise et vis en France. J'ai créé ce blog pour partager mes recettes de cuisine japonaise avec des produits qu'on trouve facilement autour de chez soi. Amusez-vous bien !

23 mars 2020

Gâteau à la vapeur aux betteraves























Ce gâteau est cuit à la vapeur, sans œuf, sans matière grasse ajoutés.

En regardant le ciel bleu depuis ma fenêtre, j’ai pensé un cerisier en bas de ma rue. Est-il en fleur ? Cette pensée m’a donné l'envie de préparer des gâteaux de couleur rose.
Que-ce que je vais pouvoir faire sans aller faire les courses… ? J’ai des betteraves cuites dans ma réserve ! J'ai ainsi, pour la première fois, essayé de faire des gâteaux avec des betteraves.
Leur couleur avant la cuisson étaient rose, le rose de cerisier, exactement comme je souhaite. Après 15 impatientes minutes d’attente pour la cuisson, surprise ! Mes gâteaux étaient marrons…

Ce « zut ! » m’appelle une anecdote, il y a longtemps avec mes collègues de travail, à Tokyo. J’étais la plus jeune de l’établissement. On me surnommait « Marimo », ce qui signifie « boule de mousse ». J’avais organisé une sortie avec 3 collègues. Mon idée était de se promener une allée de cerisiers et de piqueniquer sous un cerisier en fleur. Il faisait un peu frais ce jour-la, mais j’avais réussi à convaincre mes collègues en disant que j’avais vérifié qu’ils étaient en fleur. Nous avions acheté des bentos, des boissons et des desserts, et hop, on était parti !
En arrivant à l’allée, une de mes collègues dit ; « Marimo san… »
Zut ! Il y avait à peine une dizaine fleurs sur les arbres…
Au Japon, la prévision de floraison de cerisier est publiée par l’agence météorologique du Japon. Quand elle annonce ; « le cerisier en fleur », cela veut dire ; « il y a 5 ou 6 fleurs sur un spécimen de la région qui fait office de référence». Seulement 5 ou 6, si j'avait su...zut !   
     
Mais ce n’est pas grave ! On s’amuse et on se régale quand même !!

Pour 4 parts (temps : 30 minutes)
(A) 60 g de betterave cuit
(A) 50 g de sucre
(A) 100 ml de lait végétale (ou lait de vache)
120 g de farine de blé
1 c. à c. de levure à pâtisserie

Préparez 4 moules à muffins dans un panier à vapeur. Dans une casserole à vapeur, portez l’eau à ébullition.

Dans un mixeur, mettez les ingrédients (A), et mixez-les (Photos 1, 2).

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Tamisez la farine avec de la levure. Dans un bol, mettez le mélange de (A) et ajoutez la farine (Photo 3, 4). Mélangez le tout à l’aide d’une spatule jusqu’à ce qu’il soit homogène (Photo 5). Remplissez les moules à muffins aux 3/4 (Photo 6).

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Placez le panier avec les moules sur la casserole, mettez le couvercle avec un torchon pour absorber l’humidité (Photo 7). Faites cuire pendant 15 minutes à feu moyen. Laissez les gâteaux refroidir (Photo 8).

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7 mars 2020

Chakin-zushi

























Chakin-zushi est une préparation chakin du plat « Gommoku-zushi ». Une préparation chakin est une préparation faite avec un chakin, une toile de lin utilisée dans la préparation de plats, que je vous ai présenté dans la recette de « Chakin dechataigne ».
Le riz vinaigré Sushi est assaisonné avec des légumes cuits sucré-salé. Le tout est ensuite enveloppé dans une feuille de crêpe aux œufs. Ce plat est souvent préparé à l’occasion de la fête de fille qui se déroule au début du mois de mars.
Cette présentation me fait penser à un sac « Kinchaku » que j’avais quand j’étais petite. Il était en coton avec des cordons. Je n’avais pas beaucoup d’occasions de porter ce sac, mais j’aimais inventer des histoires en cachant des objets dedans. Une peluche, des billes, ou une dent. Une fois dans ce sac, ils devenaient des objets précieux.


Pour 4 personnes

50 g de carotte
100 g de topinambour
40 g de shiitake
(A) 1/2 c. à s. de sauce soja

(A) 1/2 c. à s. de vin blanc
(A) 1/2 c. à s. sucre
(A) 80 ml d'eau
200 g de riz rond
250 ml d'
eau douce
3 g de kombu
(B) 4 c. à s. de vinaigre de riz
(B) 2 c. à s. de sucre
(B) 1/2 c. à c. de sel
6 gros œufs
1/2 1/2 c. à c. de sel
(C) 1 c. à s. de fécule de pomme de terre (ou de maïs)
(C) 50 ml d’eau
Huile végétale pour la cuisson


Pelez la carotte et le topinambour et coupez-les en juliennes. Otez les pieds des shiitakes et coupez les chapeaux en lamelles (Photo 1). Mélangez les ingrédients (A). Dans un poêle chauffez de l’huile. Mettez les légumes et faites-les cuire pendant 5 minutes à feu moyen (Photo 2). Versez le mélange (A) (Photo 3), puis laissez cuire pendant 15 à 20 minutes à feu moyen jusqu'à ce que la sauce soit complètement réduite (Photo 4). Laissez refroidir.
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Préparez le riz. Lavez le riz en consultant mon article AstucesGohan 01 - Comment laver le riz. Après le trempage, ajoutez les kombus (Photo 5) et faites cuire le riz en consultant AstucesGohan 02 - Comment cuire le rizPréparez le mélange des ingrédients (B). Après 10 minutes de repos, mettez le riz dans un grand saladier et versez le mélange (Photo 6). Mélangez le tout soigneusement à l’aide d’une spatule. Couvrez le saladier avec un torchon et laissez le riz refroidir. Lors que le riz est refroidi, mélangez les légumes à l'aide d'une spatule (Photo 7, 8). Divisez le tout en 12 portions et formez-les en boulettes.

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Dans un bol, battez les œufs, ajoutez du sel et le mélange (C) (Photo 9). Mélangez le tout. Dans une poêle, chauffez de l’huile et faites cuire 12 parts de crêpes aux œufs (Photos 10).
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Eliminez les feuilles de persil (laissez-en une au sommet de la tige) (Photo 11). Dans une casserole, portez l’eau à ébullition et retirez-la du feu. Laissez tremper les tiges de persil dans l’eau chaude pendant 1 minute pour qu’ils deviennent souple (Photo 12).
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Sur une crêpe aux œufs, placez une boulette du riz (Photo 13). Enveloppez le riz avec la crêpe (Photo 14, 15). Faites un nœud avec une tige de persil (Photo 16).
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8 févr. 2020

Oshiruko (soupe de haricot azuki avec des mochis)

« Oshiruko » désigne une soupe sucrée faite avec des haricots azuki et des petites boulettes de riz gluant « Mochi ». Ce plat est assez consistant. Il est servi en goûter plutôt qu’en dessert. Les mochi peuvent être grillés avant d’être mis dans la soupe. La soupe est préparée de la même manière que la pâte d’haricots azuki (Tsubu-An) mais la texture reste liquide. On peut régler l’épaisseur et la texture de la pâte en changeant sa durée de cuisson.

Au Japon, cette soupe est également consommée comme une boisson sans ajouter de mochi. Elle est présentée sous forme de canette vendue dans les distributeurs de boissons. On peut la consommer telle qu’elle ou bien la faire chauffer. Mon père aimait beaucoup cette boisson sucrée en canette.

Lors de ma dernière année de collège, je prenais des cours de préparation aux examens pour entrer au lycée : 2 heures de cours 3 fois par semaine le soir dans une école privée. On avait baptisé ma génération « le second baby-boom ». Le nombre des naissances s’élevait à plus de 2 millions d’enfants par an. La vie des élèves était très compétitive. Il fallait faire plus d’efforts que les autres pour obtenir l’avenir souhaité. Personnellement, je ne me rendais pas bien compte de la situation à l’époque. J’aimais apprendre dans ces cours avec des professeurs plus dynamiques que ceux de mon collège et j’appréciais de faire des progrès.
Les cours finissaient vers 21 heures. Mon père m’attendait à la sortie de l’école dans la voiture en buvant la boisson de haricots azuki.
« Encore l’Oshiruko ?! » ; je lui disais cela à chaque fois que je montais dans la voiture. Il confirmait en penchant la tête et tournait le moteur de la voiture.

J’ai réussi aux examens, je pouvais entrer dans le lycée que je souhaitais. Mais je me demande seulement maintenant si j'avais remercié à mon pere de son service.

Pour 4 personnes
200 g d’azuki
170 g de sucre
1,5 l d’eau douce
(A) 100 g de farine de riz
(A) 100 g de tofu soyeux
(A) 1 c. à s. de miel

Préparez la soupe d’azuki. Rincez les azuki. Dans une casserole, mettez les azuki et versez 500 ml d’eau (Photo 1). Placez-la sur feu vif. Lorsque l’eau bout, retirez la casserole du feu et égouttez les azuki (Photo 2).


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Remettez les azuki dans la casserole et versez 1 litre d’eau. Placez-la sur feu vif jusqu’à ébullition, puis réduisez le feu. Mettez le couvercle en coinçant une cuillère de manière à ce que la vapeur puisse s’évacuer (Photo 3). Faites cuire pendant 45 minutes à feu doux jusqu’à ce que les azuki soient cuits.

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Egouttez les azuki en gardant l’eau de cuisson (Photo 4) et remettez-les dans la casserole. Ajoutez le sucre (Photo 5), puis faites cuire à feu vif pendant 3 minutes en remuant très soigneusement (Photo 6). Versez l’eau de cuisson et faites cuire pendant 5 minutes (Photo 7).


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Préparez les boulettes de mochi. Dans un saladier, mettez les ingrédients (A) et pétrissez la pâte jusqu’à obtention d’une boule lisse (Photo 9). Enveloppez-la avec un film étirable pour qu’elle ne soit pas déshydratée et laissez reposer pendant 10 minutes (Photo 10). Divisez la pâte en 20 et roulez les morceaux en forme de boule plate (Photo 11).
Dans une casserole, faites cuire l’eau jusqu’à ébullition. Lorsque l’eau bout, faites cuire les boulettes pendant 10 minutes à feu moyen. Egouttez-les dans un saladier avec de l’eau froide (Photo 12). Laissez-les refroidir et égouttez-les.


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Mettez les boulettes dans la soupe d’azuki et réchauffez-les (Photo 13). Servez chaud dans des bols individuels.

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26 janv. 2020

« MA CUISINE BIO JAPONAISE »

























J’ai le plaisir de vous présenter mon livre « MA CUISINE BIO JAPONAISE » qui va prochainement être publié aux éditions Akinomé !

Le thème de ce livre est la cuisine japonaise quotidienne à base d’algues à la fois biologiques, bonnes et saines ! J’ai travaillé sur ce projet depuis le printemps dernier. Au début, j’ai eu le vertige face à l’ampleur de ce projet. Mais peu de temps après son lancement, mon anxiété s’est transformée en plaisir et je me suis amusée de me mettre ainsi au défi. Je suis contente du résultat de mon travail et j’espère que ce livre plaira à beaucoup de gens.

Il reste encore quelques dernières touches à faire. La publication est prévue pour le 10 Avril 2020.
Vous pouvez désormais suivre les informations sur la page des éditions Akinomé ci-dessous.

À cette occasion, j’aimerais vous remercier de suivre mon blog. J’apprécie tous vos messages d’encouragements.

À bientôt pour la prochaine recette sur Cuisine BIO-Japonaise !

12 janv. 2020

Touzazuké de Hakusai ( chou chinois macéré dans le sel)























« Hakusai » signifie « choux chinois » ; littéralement « feuille blanche ». « Touzazuké » désigne une technique de macération des aliments dans du sel afin de les conserver durant une courte période de 1 à 2 semaines. Au Japon, de petites portions de légumes macérés sont souvent servies lors des repas. Elles font office de rafraichissement avec leur goût salé et leur texture croquante. Il y a différentes techniques de macération utilisées avec du sel, du son de riz ou du miso. Par exemple, on adapte le taux de sel selon la durée de conservation voulue.

Chaque hiver, ma mère préparait ce « Touzazuké de Hakusai ». Elle le conservait à l’extérieur, sur la terrasse derrière la cuisine. Juste avant le repas, elle sortait sur la terrasse avec un bol et revenait avec une portion de choux chinois. Quand elle ouvrait la porte coulissante de la cuisine, un petit courant d’air froid entrait dans la salle à manger. C’était le signe que le repas commençait.


1/2 chou chinois (soit environ 500 g)
25 g de sel (soit 5 % du poids du chou chinois)
1 g de kombu
1 piment rouge séché
Un poids de 500 g (un récipient, un bloc de sel, etc.)

Incisez la base du chou avec un couteau (Photo 1), puis coupez-le en 4 avec les mains (Photo 2).

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Enlevez les parties dures avec le couteau (Photo 3). Laissez sécher les morceaux de choux au soleil pendant une demi-journée (Photo 4).


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le piment en 2 et enlevez les grains (Photo 5). Dans un récipient stérilisé, versez une couche de sel (Photo 6).

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Placez les morceaux de choux un par un en parsemant du sel par-dessus. Posez les kombus et les piments (Photo 7). Couvrez les morceaux de choux avec un film étirable, puis posez un poids de 500 g de manière à ce que toute la surface des choux soit pressée par le poids (Photo 8). Laissez-les macérer pendant 8 à 10 jours dans un endroit frais.

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Après 8 à 10 jours, les morceaux de choux commencent à tremper dans leur jus et ils sont prêts à être servis (Photo 9). Dans un saladier, laissez tremper les morceaux de choux dans l’eau pendant 5 minutes (Photo 10). Egouttez-les avec les mains (Photo 11). Découpez-les (Photo 12).


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